Après moi, jeune homme !
Publié le Par Un Contributeur

dr (dessin du Mulot : Jacques Terpant)
Sa condamnation à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire a rendu Marine Le Pen folle furieuse.
Loin d’imaginer la suite si le nouveau procès en appel, avant l’été 2026, ne lui laissait pas la possibilité de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, elle balaye tout autre scénario, quitte à pénaliser les chances de victoire de son parti.
Il n’y a pas de plan B, jure-t-elle ! Que Jordan Bardella ne vienne pas se mettre dans les jambes de son autoritaire marraine ! Car elle le veut, l’Elysée. Elle marchera sur quiconque voudra lui barrer le chemin. Et surtout pas ce petit jeune qui, en plus, a une vision politique plus unioniste, plus libérale, que celle portée par le clan Le Pen.
La fille de Jean-Marie montre enfin son vrai visage. Le vernis de la dédiabolisation, passé et repassé depuis des années, se craquelle soudain. Celle qui dénonce « la tyrannie des juges » se révèle elle-même tyrannique. Pour l’heure, tous les cadres de son parti sont au garde-à-vous. Mais ça ne va pas durer. Le doute s’installera au fil des mois, car l’électorat du Rassemblement national change en s’élargissant.
Un sondage qui vient de paraître dans le Figaro est significatif à cet égard. 25% des sympathisants du RN pensent que cette condamnation est un atout pour le parti. Ils veulent que soit enfin tournée la page Le Pen. Tant qu’elle sera là, la défaite au second tour d’une présidentielle est inévitable, pensent-ils. L’intéressée croit, au contraire, que son heure arrive bientôt. Alors, envoyons les juges au diable !
Le mulot